Les soldats de l'empire colonial français
1939-1945


L’Empire au secours de la République

Des tirailleurs sénégalais sur le front en Tunisie
Tirailleurs et spahis marocains sur le front de France


Un Empire divisé, deux armées
La France libre fut africaine
La guerre dans le désert
Les volontaires d'Océanie
Des Antillais, Français libres


L’Afrique du Nord, creuset de l’armée de la libération
La modernisation de l’armée française
La libération de la Corse
Le débarquement sur l’île d’Elbe
Monte Cassino


L’armée française et la libération
La campagne de Provence
La libération de la Lorraine et de l’Alsace


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Témoignages
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La bataille de Monte Cassino (décembre 1943-mai 1944)
 

Au nord de Monte Cassino,
après l’offensive du 11 mai 1944
 

Ce nom, Monte Cassino, symbolise la meurtrière campagne d’Italie qui commença en septembre 1943 avec le débarquement américain au sud de l’Italie. Autour du monastère construit sur le monte Cassino et dans les montagnes environnantes, à mi-chemin de Naples et de Rome, les Allemands avaient établi une puissante ligne de défense.

Pendant près de cinq mois, les armées alliées, américaine, anglaise, française, néo-zélandaise, indienne, polonaise tentèrent en vain de la percer. Quatre offensives successives s’y brisèrent. Enfin, en mai 1944, les troupes du Corps expéditionnaire français parvenaient à créer la brèche qui allait contraindre les Allemands à battre en retraite. La route de Rome était ouverte et la ville était libérée le 4 juin 1944, la veille du débarquement allié en Normandie.


Les troupes françaises avaient démontré leur valeur mais à quel prix ! Au plus fort de leur engagement au mois de mai 1944, elles comptaient 113 000 soldats dont près de 60 000 indigènes. Les pertes subies par le Corps expéditionnaire français témoignent de l'extrême dureté des combats. Il y eut plus de 30 000 tués, blessés et disparus, c'est-à-dire plus d'un soldat sur quatre engagé dans cette campagne. Les soldats indigènes, majoritaires dans l'infanterie, l'arme la plus exposée dans les combats, furent encore plus décimés : alors qu'ils étaient un peu plus de la moitié des effectifs, près des deux-tiers des tués et des blessés se comptèrent parmi eux.

Une étude détaillée des archives de la 3e division d'infanterie algérienne, dans laquelle Arabes et Kabyles constituaient un peu plus de la moitié des effectifs, confirme et l'âpreté des combats et l'inégalité devant la mort. Cette division avait perdu en moyenne 103 soldats par jour en 45 jours de combat. Son livre mémorial dénombre pour la campagne d'Italie 587 tués parmi les Européens et 1307 parmi les indigènes.

 
4 mars 1944. L’évacuation d’un blessé