Les soldats de l'empire colonial français
1939-1945


L’Empire au secours de la République

Des tirailleurs sénégalais sur le front en Tunisie
Tirailleurs et spahis marocains sur le front de France


Un Empire divisé, deux armées
La France libre fut africaine
La guerre dans le désert
Les volontaires d'Océanie
Des Antillais, Français libres


L’Afrique du Nord, creuset de l’armée de la libération
La modernisation de l’armée française
La libération de la Corse
Le débarquement sur l’île d’Elbe
Monte Cassino


L’armée française et la libération
La campagne de Provence
La libération de la Lorraine et de l’Alsace


Archives photographiques




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Témoignages
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La guerre dans le désert
 

3 mars 1944. Cimetière d’El Alamein
 
La guerre dans la partie du Sahara qui s'étend de la Tunisie à l'Egypte dura 3 ans de l'été 1940 à mai 1943. Elle mit aux prises dans un premier temps l'armée italienne et l'armée britannique qui reçut le modeste renfort des Forces françaises libres. En février 1941, le général allemand Rommel débarquait en Libye à la tête de l'Afrika Korps. Défaites et victoires se succédèrent de part et d'autre jusqu'à ce que le général Rommel lance une offensive majeure qui allait conduire ses troupes à moins de 150 kilomètres d'Alexandrie en Egypte.

La bataille décisive eut lieu à El Alamein en Egypte entre le 23 octobre et le 3 novembre 1942. Les armées allemande et italienne défaites battirent en retraite jusqu'en Tunisie. L'armée britannique la poursuivit jusque là et fit alors la jonction avec d'autres troupes alliées venues d’Algérie. L'offensive finale eut lieu deux mois plus tard conduisant à la capitulation des armées italienne et allemande.


La participation des Français libres à la guerre dans le désert de Libye est surtout connue par un nom : Bir Hakeim. Au printemps 1942, devant l'offensive des armées italienne et allemande commandée par le général Rommel, les 3 600 soldats de la 1ère brigade française libre furent chargés de tenir Bir Hakeim, point d'appui méridional de la ligne de défense anglaise en Libye.

Cette unité réunissait notamment un bataillon de fusiliers-marins, des volontaires venus d'Océanie avec le bataillon du Pacifique, des légionnaires de la 13e demi-brigade et des soldats africains répartis entre le bataillon de marche n°2 de l'Oubangui et le 1er régiment d'artillerie coloniale. Ils résistèrent pendant deux semaines aux assauts des blindés et aux raids d'aviation avant d'échapper à leur encerclement dans la nuit du 9 au 10 juin. La bataille fut meurtrière : plus d'un soldat sur trois était porté disparu, avait été tué ou était blessé.

La bataille de Bir Hakeim s'achevait par une défaite mais la résistance opiniâtre des Français libres avait accordé un répit aux Britanniques pour reconstituer leur défense. Bir Hakeim fut la première contribution militaire d'importance des Forces françaises libres. Elle fut pour beaucoup dans la reconnaissance politique du Comité national de la France combattante de la part des Alliés.

 




Juin 1942. Des évadés de Bir Hakeim