Les soldats de l'empire colonial français
1939-1945


L’Empire au secours de la République

Des tirailleurs sénégalais sur le front en Tunisie
Tirailleurs et spahis marocains sur le front de France


Un Empire divisé, deux armées
La France libre fut africaine
La guerre dans le désert
Les volontaires d'Océanie
Des Antillais, Français libres


L’Afrique du Nord, creuset de l’armée de la libération
La modernisation de l’armée française
La libération de la Corse
Le débarquement sur l’île d’Elbe
Monte Cassino


L’armée française et la libération
La campagne de Provence
La libération de la Lorraine et de l’Alsace


Archives photographiques




Archives écrites
en préparation


Témoignages
en préparation
     
Les volontaires d’Océanie
 

Soldats tahitiens à bord d'un navire
 
Tahiti et la Nouvelle Calédonie furent parmi les tous premiers territoires de l’empire colonial qui aient choisi de suivre le général de Gaulle. Un Comité de la France libre prit le pouvoir à Tahiti le 2 septembre 1940. Le 20 septembre, c’était au tour de la Nouvelle Calédonie.

Dès le 3 septembre 1940, le capitaine Broche, commandant la compagnie autonome d'infanterie coloniale à Papeete, proposait de créer un corps expéditionnaire des Forces françaises libres du Pacifique. Le 21 avril 1941, un contingent de 300 hommes quittait Tahiti pour la Nouvelle Calédonie où 300 autres soldats se joignaient à eux: le bataillon du Pacifique était né. Ces 600 hommes embarquèrent pour le Moyen-Orient.

D'autres engagements volontaires suivirent mais les nouvelles recrues, pour la plupart, restèrent en Océanie à cause de la menace japonaise. La Nouvelle Calédonie fut d’ailleurs l'une des bases avancées des Américains dans la guerre contre le Japon.


Arrivé en Palestine, le bataillon du Pacifique fut envoyé dans le désert libyen au mois de décembre 1941 pour combattre les Italiens. Décimé à Bir Hakeim au mois de juin 1942, il devait fusionner avec le bataillon d'infanterie de marine pour devenir le bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique. Une centaine de Canaques de Nouvelle Calédonie vinrent le compléter en Libye à la fin de l'année 1942. Après la libération de la Corse, des Corses rejoignirent le bataillon à l'automne 1943.

Le bataillon fut engagé dans les durs combats autour de Monte Cassino en Italie en mai 1944. En août 1944, il débarquait en Provence et jouait un rôle crucial dans la bataille de Toulon. Au sein la 1 ère division française libre, il participa aux combats jusqu'en Alsace.

Bir Hakeim, Monte Cassino, Toulon, Belfort, l'Alsace… peu d'unités ont été autant exposées que ce bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique. Il eut le rare privilège d'être décoré de l'Ordre de la libération et d'être aussi l'un des bataillons les plus décimés. Ainsi, sur les 300 volontaires qui avaient embarqué à Tahiti le 21 avril 1941, seuls 42 revinrent quatre ans plus tard.

 




Juin 1942. Dans le désert de libye