Les forces militaires présentes en Afrique du Nord avaient non seulement à défendre le Maghreb, elles devaient aussi fournir des renforts pour le front en France. La défense de la France étant prioritaire, quelques-unes des meilleures unités nord-africaines, soit près de 60 000 soldats, furent envoyées en métropole à l'automne 1939. Ces départs furent compensés notamment par des troupes venues d'Afrique noire.
Au printemps, l'imminence de la bataille approchant, la France ne cessa de réclamer des renforts à l'Afrique du Nord : au mois d'avril, 20 000 Nord-Africains et 7 000 tirailleurs sénégalais étaient prélevés dans différentes unités pour être envoyés en France. En mai puis en juin, trois divisions d'infanterie algérienne embarquaient à Bizerte suivies de deux régiments de tirailleurs tunisiens.
Ainsi en Tunisie, au début de 1940, 6 divisions françaises faisaient face à 8 divisions italiennes déployées en Tripolitaine. Les prélèvements successifs n'avaient laissé en juin 1940 que trois divisions sur le front en Tunisie. Trois régiments de tirailleurs sénégalais (le 5e , le 10e et le 18e ) faisaient partie des unités qui étaient restées. Une grande partie des troupes étaient concentrées dans le sud près de la frontière libyenne, le long de la ligne Mareth, un ensemble de fortifications légères s'appuyant sur les monts Matmata. |
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Sur la ligne Mareth, en janvier 1940 |